Calculateur de reste à vivre
Calculez ce qu’il reste chaque mois à votre foyer une fois le logement, les crédits et les charges fixes payés, au total et par personne. Gratuit et sans inscription.
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Ce qu’est le reste à vivre
Le reste à vivre désigne la somme dont dispose un foyer chaque mois une fois payées ses charges fixes : logement, crédits et charges incompressibles. C’est l’argent qui sert à se nourrir, se déplacer, s’habiller et faire face aux imprévus. Les banques l’examinent en complément du taux d’endettement, car un même taux de 33 % ne signifie pas la même chose pour un foyer à 2 000 € et un foyer à 8 000 € de revenus.
Deux façons de le calculer
La version bancaire ne retient que les charges que l’établissement prend en compte dans son analyse : loyer ou crédit immobilier, mensualités de crédits, pensions versées. La version budgétaire, plus proche de la réalité, ajoute les impôts, l’énergie, les assurances et les abonnements. Le simulateur accepte les deux : renseignez uniquement les pensions dans « autres charges » pour la lecture bancaire, ou l’ensemble de vos charges fixes pour connaître votre marge réelle.
Exemple de calcul
Un couple avec un enfant gagne 2 900 € nets par mois. Il paie 820 € de loyer et 410 € de mensualités pour deux crédits à la consommation. Ses impôts, son énergie, ses assurances et ses abonnements représentent 400 € de plus.
| Charges retenues | Reste à vivre | |
|---|---|---|
| Lecture bancaire | 820 € + 410 € = 1 230 € | 2 900 − 1 230 = 1 670 €, soit 557 € par personne |
| Lecture budgétaire | 1 230 € + 400 € = 1 630 € | 2 900 − 1 630 = 1 270 € |
| Lecture bancaire après regroupement des deux crédits en une mensualité de 230 € | 820 € + 230 € = 1 050 € | 2 900 − 1 050 = 1 850 €, soit 617 € par personne |
Le regroupement libère 180 € par mois dans cet exemple. La contrepartie se lit dans la durée : les deux crédits sont remboursés sur plus longtemps, et le total des intérêts augmente. Le calcul vaut si la baisse de mensualité sert à rétablir le budget, pas à ouvrir un nouveau crédit.
Comment les banques l’utilisent
Il n’existe aucun minimum légal. Chaque établissement fixe ses propres repères, le plus souvent par personne et parfois modulés selon la zone géographique. Un reste à vivre jugé insuffisant peut entraîner un refus même avec un taux d’endettement conforme. À l’inverse, un reste à vivre confortable est l’argument principal pour obtenir une dérogation au-delà des 35 %.
Quels repères retiennent les prêteurs
Aucune banque ne publie ses seuils, mais les ordres de grandeur que citent les courtiers se ressemblent d’un établissement à l’autre. Ils servent de point de départ, pas de règle.
| Composition du foyer | Ordre de grandeur cité | Ce qui le fait varier |
|---|---|---|
| Une personne seule | Entre 600 et 1 000 € par mois | Le loyer de la zone, le mode de transport |
| Un couple | Autour de 1 400 €, soit 700 € par adulte | Un ou deux revenus, stabilité de chacun |
| Par enfant à charge | Entre 300 et 500 € de plus | L’âge des enfants, la garde alternée |
Ces montants s’entendent après la lecture bancaire des charges. Un prêteur peut descendre en dessous pour un dossier solide, ou demander davantage dans une grande ville où le loyer absorbe déjà une grosse part du revenu.
La loi ne fixe un reste à vivre que dans un cas : la procédure de surendettement. La commission de la Banque de France doit laisser au ménage une part de ses ressources au moins égale au montant forfaitaire du RSA pour sa composition, et respecter les règles de la quotité saisissable des salaires. En dehors de cette procédure, chaque établissement garde ses propres repères.
Que faire quand le reste à vivre est négatif ou très faible
- Lister précisément les charges et repérer celles qui peuvent être renégociées ou résiliées (assurances, abonnements, énergie)
- Étudier un regroupement de crédits si plusieurs échéances se cumulent, en gardant en tête que la durée s’allonge
- Solliciter un Point conseil budget, service public gratuit d’accompagnement budgétaire, présent dans chaque département
- En cas de blocage durable, déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France, procédure gratuite
Notre guide sur le rachat de crédit refusé détaille les solutions quand le regroupement n’est pas possible.
Questions fréquentes
Quel reste à vivre minimum demandent les banques ?
Il n’y a pas de règle commune ni de montant légal. Chaque établissement fixe ses propres seuils, généralement par personne du foyer, et les adapte parfois selon la région. Les banques ne les publient pas.
Les allocations familiales comptent-elles dans les revenus ?
Pour le calcul budgétaire, oui, ce sont des ressources réelles. Pour l’analyse bancaire, cela dépend de l’établissement et de la durée pendant laquelle elles seront versées.
Reste à vivre et taux d’endettement, lequel compte le plus ?
Les deux sont examinés ensemble. Le taux d’endettement est une norme réglementaire pour l’immobilier, le reste à vivre est un critère d’appréciation qui permet de nuancer, dans un sens comme dans l’autre.
Un rachat de crédits améliore-t-il le reste à vivre ?
Oui si la nouvelle mensualité unique est inférieure au total des mensualités actuelles, ce qui est le cas le plus fréquent grâce à l’allongement de la durée. La contrepartie est un coût total d’intérêts plus élevé.
Comment calculer le reste à vivre par personne ?
On divise le reste à vivre du foyer par le nombre de personnes qui en vivent, enfants compris. Un foyer de trois personnes avec 1 500 € de reste à vivre dispose de 500 € par personne.
La plupart des organismes raisonnent ainsi, et certains comptent un enfant pour une demi-part. Renseignez le nombre de personnes dans l’outil pour obtenir cette lecture.
Quelles charges entrent dans le reste à vivre que regarde une banque ?
Le loyer ou la mensualité du prêt immobilier, toutes les mensualités de crédits en cours, assurance comprise, et les pensions alimentaires versées. Les impôts, l’énergie et les abonnements ne sont pas retenus dans cette lecture, même si vous les payez chaque mois.
Les relevés de compte des trois derniers mois complètent le calcul : des découverts répétés pèsent plus qu’un reste à vivre un peu juste.
Quel reste à vivre pour un rachat de crédits ?
Les organismes de regroupement regardent le reste à vivre après l’opération, avec la nouvelle mensualité unique. C’est souvent ce calcul qui décide, parce que le taux d’endettement de départ est par définition élevé dans ces dossiers.
Un reste à vivre qui remonte nettement après regroupement est l’argument principal du dossier. S’il reste faible même après l’opération, l’organisme refuse ou propose une durée plus longue.
Comment augmenter son reste à vivre ?
Trois leviers existent : réduire les charges fixes, augmenter les revenus retenus, ou baisser les mensualités de crédits. Le premier se travaille poste par poste, assurances, énergie, abonnements, forfaits. Le dernier passe par un remboursement anticipé d’un petit crédit proche de son terme ou par un regroupement.
Les revenus retenus augmentent quand une situation se stabilise : fin de période d’essai, titularisation, revenus locatifs justifiés sur un an.
Le reste à vivre négatif empêche-t-il tout crédit ?
Un reste à vivre négatif signifie que les charges fixes dépassent les revenus, et aucun prêteur n’ajoute un crédit dans cette situation. Le regroupement de crédits reste parfois possible s’il ramène le reste à vivre en positif, mais l’organisme étudie alors le dossier de près.
Quand aucune solution de crédit ne tient, le dossier de surendettement déposé à la Banque de France est gratuit, et sa recevabilité suspend les procédures d’exécution en cours.
Les résultats de ce simulateur sont fournis à titre indicatif, sur la base des seules informations saisies, et ne tiennent pas compte de l’ensemble des paramètres d’un dossier (assurance, frais, garanties, taux applicable à votre situation). Ils ne constituent ni une offre de crédit, ni un conseil personnalisé, ni un engagement de Moneyo ou de ses partenaires. Toute solution de financement reste soumise à l’étude complète de votre situation et à l’acceptation de l’établissement prêteur. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. La diminution du montant des mensualités entraîne l’allongement de la durée de remboursement et majore le coût total du crédit.